L’Etat, actionnaire de milliers de PME ?

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Synthèse de l'article les Echos du jeudi 11 février 20221 - Romain GUEUGNEAU

Selon la Banque de France, jusqu'à 7 %  des PGE pourraient ne pas être remboursés, soit entre 5 et 8 milliards d'euros. Si Bercy et les banques travaillent sur des solutions comme le remboursement différé, il existe une  proposition plus innovante, mais qui semble relever de la science-fiction, qui consisterait à convertir les PGE en fonds propres. Concept séduisant  permettant d'alléger le remboursement tout en facilitant les investissements. Cela ferait “rentrer” les banques  au capital de leurs clients, ce qui, sur le plan réglementaire, poserait problème.  L'Etat étant garant de ces prêts, il pourrait également convertir cette créance en capital. Si ce mécanisme peut être envisageable pour certaines  PME ETI, il est difficile d'imaginer l'État au capital de toutes ces petites entreprises et commerces qui ont sollicité un PGE.  Côté dirigeants, il n'est  pas certain que l'entrée au capital de l'Etat soit bien appréciée. Mais on sait bien qu'en temps de crise toutes les idées restent bonnes à prendre !

⇴ Le  propos de WICS
Au regard de la situation actuelle, le renforcement des fonds propres des entreprises est un enjeu majeur. Mais est-ce une bonne chose de renforcer ses capitaux propres par de l'endettement ?  “Toute dette doit être remboursée” reste un principe de bonne gestion.